SELON LA TRADITION INITIATIQUE

Les SERAPHINS sont l’incarnation vivante de la Sephirah KETHER (la couronne). Or nous référant à leur arbre Séphirothique, nous constatons toutefois que YeLI (EL) est également associé à BINAH (Intelligence). Les fonctions célestes de celui-ci seront donc colorées d’une Tonique mineure Saturnienne.

 En raison de sa coloration Saturnienne, le pouvoir purificateur de YeLI (EL) se révèle particulièrement efficace pour réformer en nous notre tendance à l’avarice et à la cristallisation,  énergie saturnienne perverties par notre Ego. D’un point de vue ontologique, l’avarice  est une attitude par laquelle celui est atteint cherche à assurer sa propre pérennité par l’accumulation et conservation  de biens. Il s’agit ici d’une profonde illusion nous faisant croire que les choses possédées peuvent être conservées éternellement et ainsi nous octroyer ce même caractère d’éternité.  L’avarice  est donc le signe d’une forte insécurité existentielle mais surtout d’une fausse perception des choses.

L’avaricieux  se refuse vigoureusement à perdre ce à quoi il s’est attaché tout au long de son existence terrestre. Egoïstement replié sur lui-même, et profondément identifié à ses biens, il craint alors s’anéantir avec la disparition de ses possessions.  Afin de préserver l’homme dans une telle errance, YeLI (EL) permet de mieux saisir la distinction qui existe entre les choses et les états impermanents de l’existence, et la vie, qui seule, revêt un caractère de permanence.

Pour ce faire, il favorise donc le développement d’un juste discernement entre la vie et les formes (objets ou états) qu’elle anime. Au niveau plus profond,  il permet de percevoir les choses d’un point de vue intérieur tout en nous sensibilisant à une nouvelle compréhension de l’expérience de mort, la percevant non plus dans une dimension destructrice mais dans ses aspects initiatiques et réconciliateurs. D’un point vue spiritualiste en effet, la mort entraîne une profonde modification de la conscience qui, principalement focalisée vers le monde d’en bas, illusoire et éphémère, doit dorénavant s’orienter vers celui d’en haut.  C’est pourquoi l’expérience de la mort, recherchée par les philosophes anciens, délivre symboliquement et opérativement la conscience des forces négatives et régressives, décristallisant et libérant les forces ascensionnelles de l’esprit. L’homme, ainsi régénéré, peut dés lors amorcer une véritable réconciliation avec son Père céleste.

En infusant à la conscience le détachement vis-à-vis des biens de ce monde, YéLI (EL) contribue ainsi à  annihiler l’avarice farouche qui nous enchaîne à de tristes illusions. Sait-on, à ce propos, qu’au moment des fêtes romaines dédiées à Saturne (les Saturnales), et dans le but de combattre cette tendance à la cristallisation et à l’indentification à des aspects extérieurs de l’être, les rapports sociaux étaient renversés : les serviteurs commandaient aux maîtres et ceux-ci servaient à table leurs esclaves ? De cette  manière, les rites religieux, en accord avec l’influence de YéLI (EL) ,  permettaient de combattre cette tendance à se cristalliser et trop s’identifier à une chose ou à un état donné.

Ainsi, sous l’influence bienveillante de YéLI (EL), nous reconscientisons notre état d’homme en fonctions des mondes célestes et leurs valeurs essentielles.  Nous apprenons que seul l’Amour, par sa capacité à transcender le temps et l’espace, constitue ici-bas le véritable gage de notre immortalité. L’Amour devient alors l’élixir vitae conférant l’immortalité à l’homme fatigué de son errance sur la terre.

De même, lorsque nous sommes obsédés par nos propres cristallisations, sombrons dans la plus profonde détresse, YéLI (EL) intervient et nous transmet la lumière des cieux dont il à la charge, afin de ramener en cette âme désespérée, l’espoir d’une nouvelle vie. Dispensant ainsi cette lumière à tous ceux qui sont aveuglément enlisés dans la fange de leur terrestréité,  il n’est pas étonnant que la tradition attribue à YéLI (EL) le Psaume 22, lequel est reconnu pour ses puissants  effets libérateurs.

Psaume 22, verset 20

Ve’attâh Adonay’ Al-tirh’âq ‘Eyâlouthiy Le`ezrâthiy H’oshâh

Et toi, Éternel, ne t’éloigne pas! Toi qui es ma force, viens en hâte

En tant que Séraphin, YéLI (EL)  est également chargé de nous révéler à chacun notre raison d’être ici-bas et les divers objectifs à atteindre pour accomplir pleinement notre mission terrestre. En cela, il soutien plus particulièrement ceux dont le destin et les objectifs sont appelés à des activités de valeurs Saturniennes. Ainsi, appelés à des activités de responsabilités nécessitant une profondeur de pensée et une maturité d’esprit mais aussi une capacité à relativiser, trouverons une aide précieuse auprès de YéLI (EL).  Il nous assiste de même quand nous nous consacrons plus spécialement aux travaux de la terre, aux constructions ou aux activités minières. Enfin, l’étude des sciences abstraites, de la philosophie et de la religion est aussi favorisée par YéLI (EL).

L' Alchimie consciente de l'Être

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