SELON LA TRADITION RiHÂ (EL)

SELON LA TRADITION LE SERAPHIM RiHÂ (EL)

Les Seraphim sont l’incarnation vivante de la Sephirah Geburah (Rigueur- justice). Or Geburah , nous l’avons vu se manifeste sur le plan matériel sous l’apparence de Mars. Aussi, la tradition kabbalistique attribue au Seraphim  RiHÂ (EL) au même titre qu’à toutes les autres Seraphim une tonique majeure martienne.

Plus encore, en nous référant à l’arbre Séphirothique des Seraphim, nous constatons que RiHÂ (EL) est également associée à Hod (Gloire). Les fonctions célestes de RiHÂ (EL) seront donc colorées d’une tonique mineure Mercurienne. Ainsi, la fonction principale du Seraphim  RiHÂ (EL) : nous engager dans l’action pour que nous découvrions et défendions notre identité véritable (tonique majeur Martienne), s’exercera dans un contexte fortement imprégné de valeurs Mercuriennes.

En raison de sa coloration Mercurienne, le pouvoir de RiHÂ (EL) se révèle donc particulièrement efficace pour apprendre agir avec discernement et une grande vivacité d’esprit. Plein de ressources, astucieux ainsi illuminé nous ne manquons pas idées pour élaborer une stratégie offensive ou défensive. De même, RiHÂ (EL) nous aide à lutter contre la calomnie, la médisance et le dénigrement. Si nous agissons de manière hypocrite en dissimulant nos véritables desseins, nous trouverons également auprès de  RiHÂ (EL) l’appui nécessaire pourrait former de telles attitudes.

La tradition initiatique nous précise que le heaume, ce grand casque qui enveloppe toute la tête et le visage, et l’arme du chevalier en rapport avec les énergies mercuriennes de ce Seraphim. Si les gantelets évitent toute souillure au contact de l’ennemi, le heaume possède également une fonction similaire. En effet, recouvrant la tête, il protège de manière symbolique les pensées et les dissimule aux suggestions viles et perverses émanées des forces inférieures de la personnalité. À ce propos, l’apocalypse de Saint Jean présente avec maints détails deux monstrueuses bêtes à combattre sur le sentier menant à la libération.

            La première bête est issue des eaux :

« Alors je vis surgir de la mer une bête ayant sept têtes et dix cornes, sur ses cornes dix diadèmes, et sur ses têtes des titres blasphématoires. La bête que je vis ressemblait à une panthère, avec les pâtes comme celle d’un ours et la gueule comme une gueule de lion ; ».

– Apocalypse XIII, 1-2

Surgie des eaux souillées, polluées et infectées par le germe de la mort, la première bête symbolise les viles passions et les instincts pervers que recèle la nature humaine. La panthère, en conformité avec le symbolisme représente la concupiscence des yeux de par sa robe donc chaque ocelle évoque un œil. Quant au lion, il est la personnification de l’orgueil, avide de puissance, et sa gueule évoque en ce sens les divinités infernales qui happent la lumière solaire. L’ours, enfin, de par sa violence dangereuse et incontrôlée est l’emblème tes forces instinctuelles, sauvages, brutales et cruelles.

            La seconde bête surgie de la terre :

« Je vis ensuite surgir de la terre une autre bête ; elle avait deux cornes comme un agneau, mais parlait comme un dragon (…) Par ses manœuvres, tous, petits et grands, riches ou pauvres, libre et esclave, se feront marquer sur la main droite ou sur le front, et nul ne pourra rien acheter ni vendre s’il n’est marqué au nom de la bête ou au chiffre de son nom. »

-Apocalypse XIII, 11 ; 16-17.

Cette bête vient de la terre et se nourrit de toutes les pensées matérialistes de la gente humaine. Aussi perverse et dangereuse que la première, cette hideuse entité est responsable de l’incroyance et du matérialisme athée. Elle s’infiltre sournoisement dans les religions et les écoles de spiritualité sous une forme apparemment anodine, puis suscite alors l’utilisation des facultés spirituelles pour remplir des buts matériels et négatifs. Les groupements d’entraînement psychique et les laboratoires de recherche parapsychologique où aucune place n’est faite à l’éthique et à la spiritualité sont un de ses domaines de prédilection. En effet, psychisme sans spiritualité n’est que ruine de l’âme, pour paraphraser un auteur célèbre.

Le Seraphim  RiHÂ (EL) nous confère donc un puissant pouvoir de protection face à ces deux bêtes, nous révélant en outre la nature réelle des pièges parfois fort subtils de ces bêtes infernales. N’écoutant que l’impulsion spirituelle provenant de notre Divinité intérieure, nous demeurons ainsi impassibles face aux noires suggestions des deux bêtes.

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