SON INFLUENCE DE :

Pour illustrer l’influence d’ÂLaM (Yah) sur la conscience humaine, nous avons choisi de présenter un conte de Chaz Brenchley. En effet, cette histoire décrit remarquablement le vice de la colère contre lequel ce Séraphin lutte et triomphe. Le conte met en scène un magicien qui, habitant une forêt profonde, se trouva un jour envahi par une grande colère. Passant près d’un arbre qui chantait, il devint furieux à l’idée qu’un être puisse chanter alors que lui-même était de fort méchante humeur. Emporté par sa colère, le magicien sortit aussitôt de ses poches une corde et lui jeta un sort. Celle-ci alla prestement s’enrouler autour de l’arbre. Le chant s’arrêta donc, mais le magicien se retrouva face à un étrange troll.

       Ce génie, aussi hideux que méchant, lui déclara qu’il avait été enfermé dans l’arbre il y a de cela de nombreuses années, mais qu’en faisant taire le chant de l’arbre, le magicien l’avait libéré. Sur ces mots, cette répugnante créature s’apprêta sans scrupule à dévorer son bienfaiteur. Heureusement, le troll était fort bête et le magicien le savait. Il réussit donc à lui faire retirer, par un habile stratagème, la corde qui était autour de l’arbre. Ce dernier se remit à chanter et le troll poussant un cri perçant, se fondit en fumée. Le magicien, quant à lui, se remit en route, sa bonne humeur retrouvée.

       La symbolique de ce conte illustre parfaitement l’influence d’ÂLaM (Yah). Par ses racines qui plongent dans le sol et ses branches qui s’élèvent vers le ciel, l’arbre évoque les rapports existant entre la terre et le ciel, soit encore les rapports entre la dimension corporelle et la dimension spirituelle de l’être humain. Ici, ils sont fort harmonieux car l’arbre, rapporte ce conte, possède la particularité de chanter. Or le chant fut toujours considéré comme l’expression de la créature (dimension corporelle de l’être humain) qui reconnaît dans la joie, l’adoration ou l’imploration, sa dépendance et sa soumission vis-à-vis de son créateur (dimension spirituelle de l’être humain). Toutefois ce chant, issu d’un parfait accord entre les dimensions corporelle et spirituelle, disparut mystérieusement sous l’effet de la colère du magicien. Détruisant ainsi l’harmonie intérieure, le magicien se retrouva immédiatement face à un horrible troll.

       Ce troll symbolise, quant à lui, l’incarnation de la colère du magicien. En effet, cette vile créature possédait les mêmes caractéristiques que la colère, à savoir : la méchanceté, la laideur, la bêtise due à une trop grande promptitude, et le pouvoir de destruction (elle voulait anéantir le magicien). Le magicien se vit alors dans l’obligation de combattre le troll, le démon de sa colère, pour ne pas être dévoré par celui-ci. Il y réussit en faisant usage de sa raison. En effet, la raison lui permit de trouver les arguments pour contrer les impulsions destructrices du troll. Nous voyons ici comment le magicien réussit, sous l’influence d’ÂLaM (Yah), à maîtriser ses forces colériques et à ramener ainsi progressivement en son être l’harmonie première.

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