KEVAQ(YaH) KHAVAQUIAH – SELON LA TRADITION

Les Seraphim (Vertus) sont l’incarnation vivante de la Sephirah Geburah (Rigueur– Âme). Or Geburah , nous l’avons vu se manifeste sur le plan matériel sous l’apparence de Mars. Aussi, la tradition kabbalistique attribue au Seraphim (Vertu) KEVAQ (YaH)  au même titre qu’à toutes les autres Seraphim une tonique majeure martienne.

Plus encore, en nous référant à l’arbre Séphirothique des Seraphim (Vertus) , nous constatons que KEVAQ(YaH)  est également associée à Chesed (Grâce – l’Esprit). Les fonctions célestes de KEVAQ YaH   seront donc colorées d’une tonique mineure Jupitérienne. Ainsi, la fonction principale du Seraphim  KEVAQ(YaH) : nous engager pour que nous découvrions et défendions notre véritable identité (tonique majeur Martienne), s’exercera dans un contexte fortement imprégné de valeurs Jupitériennes.

En raison de sa coloration Jupitérienne, le pouvoir du Seraphim  KEVAQ(YaH) se révèle donc particulièrement efficace pour apprendre à agir avec intelligence, noblesse, générosité et enthousiasme. Ne comptons pas sur nos efforts et ayant toujours le cœur sur la main ainsi illuminés, nous manifesterons une grande énergie pour pacifier et réconcilier les contraires. De même KEVAQ(YaH) nous aide à lutter contre l’habitude de nous éparpiller dans l’action. Si nous avons tendance à nous exprimer avec exagération dans notre manière d’agir, nous trouverons également auprès de KEVAQ(YaH) l’appui et le soutien nécessaire pour réformer une telle attitude.

La tradition initiatique nous précise que l’Ecu ou le Bouclier et l’arme du chevalier en rapport avec les énergies jupitériennes de ce Seraphim. Symbole d’une foi invincible, l’écu n’est pas une arme d’agression mais davantage une arme passive, défensive, protectrices. Ainsi, armée de la foi, sensible au rayon de KEVAQ(YaH) nous cherchons à nous prémunir contre toutes les attaques sournoises du dragon, c’est-à-dire contre les tentations de l’hérésie, de l’orgueil ou de la chair. Pour développer une telle protection, nous devons nous faire fils de lumière en nous considérant comme un véritable fils ou fille de la divinité. Ainsi armés, nous pouvons dès lors rayonner l’amour tout autour de nous et nous trouver auréolés d’une protection impénétrable.

Au sein de la voie religieuse, la remise de l’écu rituellement symbolisée par la cérémonie initiatique de la cléricature. Le clerc quitte alors son vêtement de feuillages et de peaux de bêtes pour revêtirent un vêtement de lumière, représenté par l’aube blanche en lin. De même dans la voie héroïque, le futur chevalier reçoit l’antique colée au cours de son à doublement, signifiant désormais qu’ayant fait le sacrifice de sa tête (le vieil homme), il devient un homme nouveau.

Dans le récit biblique de la conception de la naissance de Jean le Baptiste, il est précisé que sa future mère était vieille et stérile. Ce détail n’est pas fortuit. Il révèle en réalité un enseignement de haute valeur : ce n’est que lorsqu‘un vieil homme devient stérile (lorsque la personnalité se cristallise dans son impuissance à se libérer des chaînes de ce monde), que l’homme devient réceptif à la voix de l’esprit, voyant naître dès lors en son cœur une foi véritable. Cette foi, authentique et indicible, le guide, le porte, le protège ensuite contre les inévitables embûches parsemant le sentier à la réalisation.

Nommé régent de France, ce roi fut confronté à des situations tragiques. Devant ces difficultés et une si grande souffrance, le vieil homme devenu stérile, abdiqua et alla trouver, comme le rapportent les historiens, un ermite. Cet ermite (symbolisant l’esprit) lui remit une prière qui lui permit par la suite de vaincre l’adversité et de résoudre les difficultés auxquelles il se trouvait confronté. Jeanne d’Arc (le pouvoir spirituel de son âme) en effet vint le rencontrer.

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