4. L’ ANGE MeNaQ EL

CE QUE NOUS DEVONS TRANSCENDER

En de nous-mêmes,

Nous sommes amenés à ressentir notre nature profonde et les réalités qui nous entourent dans leur vulnérabilité  et leur aspect transitoire, ne cherchant pas à les cristalliser dans leurs formes valorisantes pour notre petit Ego (Persona) mais ontologiquement étrangères. Nous sommes donc  conduits à nous exprimer avec une grande maturité, étant conscients, sans morbidité ni angoisse, de notre aspect fini et illimité.

Dans cette perspective, nous devons également nous protéger contre toute prédisposition à percevoir les réalités qui nous entoure, et la notre, à travers les artifices de notre subjectivité, essentiellement assujettie à notre petit Ego (Persona), étant dés lors placée sous l’emprise de multiples forces étrangères, sources de chimères et d’illusions nous incitant à nous cristalliser sur des dimensions pourtant éphémères et illusoire de nous-mêmes et de notre environnement.

Dans notre relation,

Nous sommes conduits à ressentir de manière particulièrement profonde et pénétrante les limites dans lesquelles s’inscrit l’existence d’autrui. Nous sommes ainsi amenés à nous ouvrir à  lui en sachant percevoir pleinement, au-delà des apparences illusoires qu’il pourrait exprimer, ses aptitudes autant que ses manques et ses faiblesses.

D’autre part, nous devons proscrire toute tendance à ne percevoir chez les autres que leurs aspects les plus négatifs, sans réussir à transcender cette perception pour la restituer dans une perspective positive plus vaste. Ceci est d’autant plus important qu’une telle attitude risque de nous amener à nous refermer progressivement sur nous-mêmes dans une douloureuse expérience de solitude propice au développement de diverses formes de dépression.

Spirituellement,

Nous sommes invités à nous ouvrir pleinement à notre condition de créature, empreinte de finitude et de vulnérabilité, et à l’assumer concrètement dans notre existence. Ce faisant, nous sommes amenés à vivre une certaine expérience de dépouillement nous incitant à ne plus nous cristalliser dans un état donné mais, au contraire, à acquiescer volontairement à la mort symbolique, initiant ainsi un processus de mutation ou de transmutation, nous amenant à nous ouvrir plus encore au Tout-Autre.

A ce titre, nous devons  combattre tout penchant à vouloir nous cristalliser sur les valeurs profanes et illusoires de l’Esprit du monde, y demeurant obstinément attachés envers et contre tout, craignant que leur disparition n’entraîne notre propre destruction. Nous devons également lutter contre toute tendance à rejeter le changement en tant que processus de mutation ou de transmutation, tant sur les plans de l’avoir, du pouvoir que du valoir.  

%d blogueurs aiment cette page :