L’INFLUENCE DE :

Pour illustrer l’influence de PeHiL (YaH)sur la conscience humaine, nous avons choisi l’histoire des cygnes sauvages de Hans Christian Andersen. En effet, cette histoire décrit admirablement l’ardeur, le courage et le dynamisme face à l’épreuve que le Trône PeHiL (YaH) éveille et développe en l’homme. Ainsi, ce conte rapporte que, pour lever le sort qui avait métamorphosé ses onze frères en cygnes, Elisa dut tisser onze tuniques avec de brûlantes orties en gardant un silence absolu. Lorsqu’elle les en revêtirait, ses frères reprendraient leur apparence naturelle. Elisa dut cependant, tout au long de son ouvrage, faire preuve d’une force morale remarquable car sa curieuse activité la fit passer rapidement auprès de la population pour une sorcière.

    Elisa fut ainsi emprisonnée dans un cachot horrible, où le vent sifflait à travers une fenêtre grillagée. Elle n’y avait pour coussin que le paquet d’orties qu’elle venait de cueillir. Les tuniques brûlantes qu’elle avait tissées durent lui servir de couvertures, et cependant elle continuait son travail, en adressant des prières au ciel. Les enfants entonnaient dans la rue des chansons injurieuses contre elle, et pas une âme ne la consolait par une parole affectueuse.

    Lorsque le jour de son exécution arriva, poursuit l’auteur, la foule accourut aux portes de la ville pour voir brûler la sorcière. Un cheval décharné traînait la charrette où elle était assise, affublée d’une blouse de grosse toile, et continuant inlassablement et sans mot dire de tisser la filasse verte. Même sur le chemin de la mort, elle n’avait pas voulu interrompre son travail. Les dix tuniques étaient à ses pieds; elle achevait la onzième. Des mains brutales allaient alors saisir l’infortunée, lorsque parurent les onze cygnes blancs; ils se placèrent autour d’elle, sur la charrette, et agitèrent leurs grandes ailes. La foule recula effrayée et Elisa put jeter à chacun des oiseaux une tunique qui les fit reprendre leur forme humaine.

    Par la force morale dont elle fit preuve et dont le Trône PeHiL (YaH) se fait précisément le dépositaire, Elisa réussit donc à rendre à ses frères leur humanité première. En ce sens, les tuniques que tissa la jeune fille revêtent une importance majeure. En effet, sur le plan symbolique, la tunique a de tout temps représenté l’âme propre de l’être humain. Des trous ou des taches sur une tunique évoquent ainsi des cicatrices ou des blessures de l’âme . Dans ce conte, Elisa restitue en fait à chacun de ses frères, métamorphosés en cygnes, leur âme respective.

    Plus encore, l’âme est issue de la quintessence de toutes les expériences terrestres. Or, malheureusement, celles-ci trouvent en notre humanité davantage un terrain propice dans l’épreuve et les pleurs que dans la sérénité et la joie. Si Elisa veut restituer à ses frères leur âme , elle devra donc revivre (avec l’aide du Trône PeHiL (YaH)) toutes les peines et les souffrances éprouvées par ses frères lors de leur existence humaine. Ces peines et les souffrances sont symbolisées notamment par les brassées d’orties brûlantes nécessaires à l’élaboration des tuniques.

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