3.L’ ANGE H’aBOu YaH

SON INFLUENCE ILLUSTRÉE PAR UN CONTE

Pour illustrer l’influence de H’aBOu YaH  sur la conscience humaine, nous avons choisi le conte roumain de l’enfant des fleurs. En effet, cette histoire décrit bien cette ascèse sur l’odorat que l’Ange H’aBOu YaH  régit et favorise. Ainsi, ce conte rapporte qu’une pauvre femme se désolait de ne pas avoir d’enfant.

       Souvent, elle s’arrêtait près du laurier qui poussait au fond du jardin, derrière la maison et soupirait : Ah ! Si je pouvais avoir un enfant. Un jour cependant, alors qu’elle soupirait ainsi devant le laurier, un nain surgit de derrière l’arbre et lui dit : « Femme, si tu désires un enfant, écoute mon conseil. Au petit matin, trois jours de suite, fais le tour de ton jardin en respirant le parfum de chaque fleur, sans en oublier une seule. Tu verras, tu ne le regretteras pas. ».

       A l’aube du jour suivant, la femme se hâta de sortir dans son jardin. Elle en fit soigneusement le tour, en s’inclinant au-dessus de chaque fleur épanouie pour en respirer le parfum. Le deuxième jour, elle fit à nouveau le tour de son jardin en prenant encore bien soin de respirer profondément le parfum de chaque fleur qui s’y trouvait. Le troisième jour, tout de suite à l’aube, elle refit le tour du jardin pour la dernière fois. Puis, elle se mit à attendre patiemment ce qu’il adviendrait. Au bout d’un an et un jour, elle donna naissance à un charmant petit garçon, beau comme un soleil.

       Dans ce conte, le pouvoir de l’Ange H’aBOu YaH  est illustrée par cette femme qui se retire dans son jardin pour y respirer le parfum émané par chaque fleur. Notons en outre que, sur un plan symbolique, le jardin représente en l’être humain son intériorité. Les fleurs, quant à elles, manifestent les vertus cultivées et développées par l’individu durant son existence terrestre. Ainsi descendre en son jardin pour y respirer le parfum émané par chaque fleur, c’est en fait descendre en son intériorité pour y puiser les forces émanées de vertus cultivées en vue de les rayonner ensuite tout autour de soi (ce rayonnement prenant dans ce conte la forme d’un petit garçon beau comme un soleil).

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