2.L’ ANGE REH EL

SELON LA TRADITION INITIATIQUE

Les ANGES sont l’incarnation vivante de la Sephirah YESOD (Fondement). Or YESOD, nous l’avons vu, se manifeste sur le plan matériel sous l’apparence de la Lune. Aussi, la tradition kabbalistique attribue à l’Ange REH EL  au même titre qu’à toutes les autres ANGES une tonique majeure Lunaire.

Plus encore, en nous référant à l’arbre Séphirothique des Anges, nous constatons que l’Ange REH EL  est également associé à Tiphereth (La Beauté). Les fonctions célestes de l’Ange REH EL  seront donc coloré une tonique mineure Solaire. Ainsi, la fonction principale  REH EL : développer en nous notre sensibilité au monde qui nous entoure (tonique majeure Lunaire), s’exercera dans un contexte fortement imprégné de valeurs  Solaires.

En raison de sa coloration Solaire, le pouvoir de REH EL  se révèle donc particulièrement efficace pour développer en nous une sensibilité pleinement épanouie, jouissive et raffinée. Nous possédons un bon équilibre psychique. De même, cet Ange nous aide à lutter contre une sensibilité susceptible d’éveiller en nous l’Orgueil et la Cupidité. Si nous sommes portés à l’irascibilité et la susceptibilité, trouverons également auprès de REH EL l’appui et le soutien  nécessaires pour réformer notre comportement.

Le sens que la tradition associe à REH EL est la Vue. Par la Vue, plus peut-être que par tous les autres sens, nous pouvons nous pervertir ou Alchimiser notre nature terrestre. Réceptif,  l’œil se laisse pénétrer par la Lumière  qui l’entoure, la capte et la retient. Or cette lumière peut-être une Lumière Spirituelle ou une lumière de ce monde, lumière artificielle source de mirages et de vaines illusions…

Ainsi, si nous possédons une vision claire  et nette, non entachée de ses penchants pervers, nos yeux percevront en ce monde l’empreinte de l’esprit. La théologie dit alors que nous voyons avec les yeux de l’Âme. D’autres disent que nous voyons avec les yeux du cœur.  Peu importe, l’œil devient ici, plus que tout autre organe sensoriel, outil d’unification de l’homme et de l’esprit. Il devient guide en ce monde, symbole de vigilance et de l’éveil permanent de la conscience.  Nombreuses sont d’ailleurs à ce titre les religions qui ont pris l’œil pour symbole de la Divinité. Citons l’œil unique, sans paupière, inscrit dans un triangle, symbole de la connaissance et de l’essence divine.

Si nous percevons cependant le monde qui nous entoure avec les yeux embués de nos convoitises les plus viles, ces dernies deviennent les meilleurs complices de notre égarement. Car autant la vue peut contribuer à l’élévation de notre conscience,  elle participer mieux que tout autre à sa perversion. L’œil solaire devient le mauvais œil qui pétrifie et cristallise. Aussi, L’Ange REH EL nous préserve de percevoir le monde extérieur à travers les perversions de notre personnalité.

En regard à ce qui précède, il n’est guère étonnant que, selon les enseignements, le Don de Clairvoyance,  expression supérieure du sens de la vue, soit également éveillé par REH EL. La Clairvoyance (au même titre d’ailleurs que les autres facultés dites extra-sensorielles) comprend différentes formes selon le plan auquel elle accède. Ainsi existe-t-il notamment une Vision éthérique, une Vision Astrale et une Vison Mentale ou encore une Vision Spirituelle.  Les archives de l’Eglise Catholique romaine recèlent une quantité impressionnante de récits de Saints possédant la Vision du monde Astral, monde par lequel nous pouvons entrer directement en contact avec les hiérarchies Célestes (Plan supérieurs) mais aussi avec les entités démoniaques (Plan inférieur).

Les récits de Sainte Thérèse d’Avila, pour ne citer qu’elle, sont forts éloquents à ce titre. « Il plu au seigneur », écrit-elle dans ses écrits autobiographiques. «  De me montrer l’ange sous cette forme (sous sa forme corporelle). Il n’était pas grand, plutôt petit, d’une grande beauté, son visage très enflammé le désignait comme des plus élevés, qui semblent tout embrasés. Il doit s’agir de ceux qu’on appelle Chérubins, car ils ne me disent pas leur nom, mais je vois bien qu’au ciel il y a tant différence entre certains anges et d’autres, et de ces autres à d’autres encore, que je ne puis rien affirmer. Je voyais dans ses mains un long dard en Or, avec un bout de la lance me semblait-il, un peu de feu. ». Saint Thérèse D’Avila, Autobiographie, XXIX, 13.

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