2.L’ ANGE HaYaÏ EL

SELON LA TRADITION INITIATIQUE

Les ANGES sont l’incarnation vivante de la Sephirah YESOD (Fondement). Or YESOD, nous l’avons vu, se manifeste sur le plan matériel sous l’apparence de la Lune. Aussi, la tradition kabbalistique attribue à l’Ange HaYaÏ EL au même titre qu’à toutes les autres ANGES une tonique majeure Lunaire.

Plus encore, en nous référant à l’arbre Séphirothique des Anges, nous constatons que l’Ange HaYaÏ EL est également associé à Hod. Les fonctions célestes de l’Ange HaYaÏ EL seront donc coloré une tonique mineure Mercurienne. Ainsi, la fonction principale  HaYaÏ EL: développer en nous notre sensibilité au monde qui nous entoure (tonique majeure Lunaire), s’exercera dans un contexte fortement imprégné de valeurs  Mercuriennes.

En raison de sa coloration Mercurienne, le pouvoir de HaYaÏ EL se révèle donc particulièrement efficace pour développer une sensibilité vive, éveillé, curieuse, toujours en mouvement et à l’écoute du monde qui nous entoure, sachant répondre et nous adapter immédiatement aux multiples sollicitations extérieures. De même L’ANGE HaYaÏ EL nous aide à lutter contre toute sensibilité inclinant en nous un comportement indécis, désordonné, avec une tendance très marqué à nous inquiéter outre mesure.

Le sens que la tradition lui associe est l’Ouïe. L’ouïe, tout comme les autres fonctions sensorielles, peut devenir outil de rédemption ou de régression sur le sentier menant au royaume céleste.

  • Outil de régression, l’ouïe perçoit du monde les multiples appels des sirènes, ses dangereuses séductrices qui entrainent le marin imprudent au fond de l’océan pour s’en repaître. Les oreilles organes de l’ouïe, deviennent alors celles d’un âne, symboles de la bêtise et de la stupidité…
  • Outil de rédemption cependant, l’ouïe sait à recevoir les impulsions de  l’esprit. Alors « dans la lente élaboration de son être » écrit Annick de Souzenelle, « l’homme va prêter une oreille attentive aux sons dont il ressent en lui la puissance créatrice. Formé de l’intérieur, informé par eux, amené peu à peu à participer à des plans d’écoute de plus en plus subtils dont les vibrations créatrices font de lui un être nouveau, mutant, l’homme est étonné de se sentir autre…A la limite, dans le silence, dans ces ténèbres de l’oreille dont le labyrinthe est symbole, le verbe naît. ». De L’arbre de vie au schéma corporel, éd. Dangles.

Il est intéressant de souligner ici que lors du sacrement du baptême, ce sacrement de la réconciliation de Dieu et des hommes, le prêtre catholique humecte avec un peu de salive les oreilles de l’enfant. En touchant l’oreille droite, il rend l’enfant plus sensible aux impulsions de l’esprit.

  • L’oreille droite a en effet toujours été considérée comme le lieu par lequel les forces spirituelles entre en l’individu. Ainsi n’est-il pas précisé dans l’évangile de Jean

« que ce fut par l’oreille droite que Simon Pierre trancha au serviteur Malchus lors de l’arrestation de Jésus ? Simon-Pierre, par ce geste, signifia que Malchus, et plus encore ceux qu’il représentait, soit les grands prêtres et les Pharisiens, n’avaient aucunement perçu le souffle de l’Esprit dans les paroles du Christ.

JEAN XVIII, 10
  • En touchant l’oreille gauche, le prêtre active et positive le système auditif afin que l’enfant puisse discerner avec justesse entre les influences harmonieuses ou dissonantes qui monde qui l’entoure.

Selon les enseignements de l’hermétisme, le Don de Clairaudience, expression supérieure du sens de l’ouïe, est également stimulé par HaYaÏ EL. Cette faculté nous permet d’entendre des sons provenant des mondes spirituels. L’histoire de France rapporte le cas célèbre de Clairaudience : celui de Jeanne d’Arc qui, alors qu’elle se trouvait sous un arbre, entendit « des voix » (car elle s’exprimait ainsi) lui ordonner d’aller « bouter les Anglais hors du Royaume de France ». La tradition rapporte, quant à elle, que Socrate et le Comte Saint Germain entendaient leur Daïmon. (Le Daïmon est un génie familier ni bon ni mauvais). Ainsi, dit-on, le Daïmon du comte Saint Germain aidait celui-ci à s’orienter dans le labyrinthe social de son époque. Le comte entendait une voix d’outre-tombe, lui dictant des avis pertinents, tant pour lui que pour ses amis.

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