2. L’ ANGE AY EL

SELON LA TRADITION INITIATIQUE

Les ANGES sont l’incarnation vivante de la Sephirah YESOD (Fondement). Or YESOD, nous l’avons vu, se manifeste sur le plan matériel sous l’apparence de la Lune. Aussi, la tradition kabbalistique attribue à L’ANGE AYÂ EL au même titre qu’à toutes les autres ANGES une tonique majeure Lunaire.

Plus encore, en nous référant à l’arbre Séphirothique des Anges, nous constatons que L’ANGE AYÂ EL est également associée à CHESED  (La Grâce). Les fonctions célestes de L’ANGE AYÂ EL seront donc coloré une tonique mineure Jupitérienne. Ainsi, la fonction principale  AYÂ EL: développer en nous notre sensibilité au monde qui nous entoure (tonique majeure Lunaire), s’exercera dans un contexte fortement imprégné de valeurs  Jupitériennes.

En raison de sa coloration Jupitérienne, le pouvoir de L’ANGE AYÂ EL se révèle donc particulièrement efficace pour développer en nous une sensibilité riche, épanouie, portée à n percevoir que le beau, le bon et le bien en toutes choses. Cette sensibilité tend constamment à nous exprimer avec générosité et peut  source d’un puissant magnétisme personnel. De même, AYÂ EL nous  aide à lutter contre toute sensibilité favorisant le développement d’un goût immodéré pour les plaisirs licencieux. Si nous succombons facilement à toutes les tentations qui nous sont offertes en ce domaine, nous trouverons auprès d’AYÂ EL l’appui et le soutien nécessaire pour réformer notre comportement.

Le sens que la tradition associe à AYÂ EL est l’imagination. L’imagination consiste essentiellement à construire des images. Ces image peuvent être des scènes, des êtres ou des objets qui n’ont pas encore accédé au présent, ou qui n’y appartiennent déjà plus. Ce dernier cas, l’imagination dépend de la mémoire.

La tradition rapporte par ailleurs que l’imagination, cet art de bâtir des images, donne naissance au formes-pensées. Ainsi, affirme-t-elle à chaque fois que nous nourrissons par la biais de notre imagination une idée ou une pulsion émotionnelle déterminées, nous créons une forme pensée qui tend à acquérir progressivement une autonomie propre. Selon la nature de ces formes-pensées, celles-ci peuvent rester à proximité de nous, tentant chez nous de nous faire répéter le sentiment qui les créèrent. Elles peuvent  aussi se diriger vers l’objectif, si objectif il y a. Il va sans dire que la construction de formes-pensées engage une grande responsabilité de notre part. En effet, celles-ci, favorisant, l’incarnation du dessein bien précis dont elles sont missionnées, peuvent détruire tout autant que construire.

Selon les enseignements de l’hermétisme, le don de Bilocation, expression supérieure du sens de l’imagination, est également favorisé par AYÂ EL. Il faut entendre par don de bilocation cette faculté singulière de quitter son corps physique et, revêtu de son corps astral, d’évoluer vers les plans supérieurs. Toutes les écoles initiatiques en ont beaucoup parlé, mais ce que l’on ignore généralement c’est que l’Église elle-même reconnaît ce phénomène qu’elle nomme la Bilocation. Ce fut, à titre d’exemple, le cas se Saint Alphonse de Liguori.

Tannoia, le premier biographe de ce saint, rapporte qu’en Septembre 1774, saint Alphonse de Liguori resta deux jours sans mouvement et comme plongé dans un sommeil étrange. Enfin, le troisième jour, il rouvrit les yeux et reprit ses esprits. Alors, il déclara avec gravité : « J’ai assisté le Pape à ses derniers moments, et il vient de mourir ». Chacun demeura sceptique devant cette révélation et certains pensèrent que le pauvre Alphonse n’avait plus ses esprits… Qu’elle ne fut pas leur stupéfaction cependant lorsque quelque temps plus tard on apprit que le pape était effectivement décédé au moment précis où Saint Alphonse de Liguori était revenu à lui.

L’église authentifia ainsi plusieurs cas de Bilocation, c’est-à-dire d’extériorisation de la conscience. Lors de cette extériorisation, l’esprit se sert du corps astral, encore appelé le corps Glorieux ou corps de l’Âme, comme véhicule pour se déplacer sur les plans subtils. Nous pourrons par exemple, porter assistance à tous ceux qui souffrent tant physiquement que moralement.

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