1.L ’ARCHANGE VaMaV EL

SELON LA TRADITION INITIATIQUE 

Les Archanges sont l’incarnation vivante de la Sephirah Hod (Gloire). Or Hod, nous l’avons vu, se manifeste sur le plan matériel sous l’apparence de Mercure. Aussi, la tradition kabbalistique attribue à l’ange Archanges VaMaV EL au même titre qu’à toutes les autres Archanges une tonique majeure Mercurienne.

Plus encore, en nous référant à l’arbre Séphirothique des Archanges, nous constatons que VaMaV EL est également associée à Tiphereth (Beauté). Les fonctions célestes de VaMaV EL seront donc coloré une tonique mineure Solaire. Ainsi, la fonction principale de l’ange Archanges VaMaV EL: inspirer en notre Être le pouvoir de discernement (tonique majeure Mercurienne), s’exercera dans un contexte fortement imprégné de valeurs  Solaires.

En raison de sa coloration Solaire, le pouvoir de VaMaV EL se révèle donc particulièrement efficace pour apprendre à discerner avec charité, générosité et bonté, alliées à une brillante autorité, une grande fermeté et une prise de décision rapide. Appréciant en outre une situation donnée davantage en référence à notre propre expérience plutôt qu’à celle des autres, réceptifs aux influences de cet Archange nous nous laissons pas très difficilement influencer par les opinions extérieures.  Certes, nous les prenons en compte, opérons les ajustements nécessaires, mais en aucun cas, celles-ci ne seront déterminantes sur notre réflexion. De même, VaMaV EL  nous aide à lutter contre tout raisonnement borné. Si nous avons tendance à imposer nos points de vues sans égard aux idées des autres, nous trouverons également auprès de VaMaV EL l’appui et le soutien nécessaire pour réformer de tels comportements.

VaMaV EL est en outre, selon la tradition hermétique, le génie de la Musique. Son étymologie grecque Mousikê, signifiant « art des muses », révèle que dans l’antiquité, la musique n’était pas une science spécifique à proprement parler, mais désignait davantage tout ce qui  était relatif aux muses. Fille de Zeus et de Mnémosyne, la Mémoire, ces neufs muses, disait Homère « n’ont toutes qu’une seule pensée, leur cœur n’aspire qu’au chant et leur esprit est dégagé de tout souci. Heureux celui qui est aimé des muses. ».

Les pythagoriciens considéraient quant à eux, la musique comme une harmonie céleste des nombres et de l’univers. Boèce (Homme d’état et poète latin 480-524),  enfin ce musicographe romain né au premier siècle de notre ère, distinguait notamment deux types symboliques de musiques :

  • la musique des sphères « qui correspond à l’harmonie des astres issue de leur mouvement, à la succession des saisons et au mélange des éléments.. »,
  • et la musique des hommes qui « régit l’homme et c’est en lui-même qu’il la saisit. Elle suppose un accord de l’Âme et du Corps… une harmonie des facultés de l’Âme …et des éléments constitutifs du corps. »

 En fait, la musique fut de tout temps unanimement considérée comme un facteur d’harmonisation et de réharmonisation entre la terre et le ciel,  entre la dimension matérielle et la dimension spirituelle de l’être humain. « La musique adoucit les mœurs. », affirme l’adage populaire. Elle permet en effet à l’être humain, réconcilié avec lui-même, de s’harmoniser alors avec les autres et plus généralement à la vie. C’est en ce sens que l’action subtil de VaMaV EL peut être  considérée.

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